Une promenade gastronomique et touristique à Saint-Quirin
RL Hebdo, 14 août 2002
Pendant trois semaines, elle est le meilleur ambassadeur de la région Lorraine. La mirabelle, un fruit en or qui se mange à toutes les sauces en compagnie des toques locales. Profitez-en, cela ne dure que quelques semaines !
Il était une fois au pays qui n’avait ni pétrole, ni mine de richesse de son sol. Son terroir, associé au climat particulier lui à permis de profiter un temps du charbon mais sa notoriété provenait d’une tout autre source. Sa mine d’or, la Lorraine l’a découverte sur les arbres qui donnent une pépite capricieuse et délicieuse, un fruit en or, la Mirabelle.
Bon an mal an, celle-ci se livre avec largesse ou parcimonie. Mais toujours, sa venue est attendue et sa dégustation reconnue, bien au-delà des frontières régionales et sous des formes aussi diverses que variées, pour l’estomac du gourmant ou le palais fin gourmant.
Pour la cuvée 2002, la mirabelle a choisi de ne pas faire dans l’avarice et nous offrir ses plus beaux fruits aux couleurs du soleil. De quoi réjouir les restaurateurs qui usent de leur talent pour les mettre à toutes les sauces pendant trois semaines où elle est reine.
C’est le cas à l’Hostellerie du Prieuré où le chef Soulier Didier nous ouvre les portes de la cuisine pour nous faire découvrir un menu entièrement dédié à la belle. Là, il n'y a pas une minute à perdre. Une pincée de sel, de poivre, un savant mélange d’épices pour rehausser le goût, quelques tours de passe-passe bien rodés au fil des années et le ton est donné. Le plat prend des airs d’arc-en-ciel et un goût sucré salé n’en finit plus d’étonner le palais. Dans la salle du restaurant, les assiettes se suivent et ne se ressemble pas. Escalope de foie gras aux mirabelles flambées, croustillant de Munster flambé à la mirabelle et blanc-manger aux fruits tièdes sauce Suzette.
Autant de plats réfléchis et préparés avec soin dans le but d’éveiller les papilles les plus réservées à des saveurs nouvelles et colorées. Profitez-en, cela ne dure que trois semaines.
Gilles Pudlowski

