Une promenade gastronomique et touristique à Saint-Quirin
L’orgue Silbermann de 1746
A l’avènement de ce siècle prestigieux, en 1702, André Silbermann s’installa à Strasbourg à l’âge de 23 ans. Venant de Saxe, son pays natal, après un long apprentissage chez les allemands, attiré par la riche province d’Alsace constellée d’établissements religieux, André Silbermann décida de se rendre à Paris pour y apprendre les secrets des grands organiers Français.
Il se présenta sur recommandation à Jacques Carouge, facteur d’orgues réputé, qui le congédia aussitôt pour vantardise : « il prétend tout savoir, il ne saura rien, qu’il s’en aille ! » En fait de vantardise, André Silbermann aurait tout simplement affirmé pouvoir construire un orgue sans aide ; il en était capable.
Sans être découragé, André se présentera à François Thierry, facteur du Roy, qui devait découvrir l’étonnante habileté de ce jeune alsacien. André revint à Strasbourg après deux années d’absence, pour y réaliser jusqu’à sa mort en 1734 une trentaine d’orgues dont celui de la cathédrale de Bâle et de Strasbourg.
Aujourd’hui, l’orgue de Saint-Quirin a retrouvé son éclat primitif. Toutes les modifications, les mutilations de 1942 furent éliminées et les pièces manquantes ou jugées irréparables furent reproduites selon les méthodes usitées au XVIIe siècle. Le mécanisme et les jeux de la pédale furent reconstruits selon le matériel d’origine encore existant sur l’orgue jumeau de Griesheim-sur-Souffel dans le bas-Rhin.

